Mangeuse d'Art

en salle [Expos et Galeries]

Christian Dior, l’art de la fanfreluche ?

Si je n’avais pas reçu une invitation au vernissage de l’exposition « Christian Dior, couturier du rêve », je crois que je n’y aurais jamais traîné mes guêtres. Et pourtant. Je savais que le Musée des Arts Décoratifs, niché à Paris dans le même bâtiment que le Louvre, faisait plutôt bien les choses. Mais mon sujet à moi, c’est l’art, alors c’était vraiment l’occasion qui faisait le larron. Et-pour-tant… Christian Dior amateur, collectionneur et galeriste Dans ses jeunes années (de 1928 à 1934), Christian Dior ouvre plusieurs galeries d’art où il présente des « nouveaux talents » comme Salvador Dali, Alberto Giacometti, Leonor Fini…[…]

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Une galerie pour encadrer Paris

C’est joli chez Paris est une photo : on y trouve des photos vintage, des cadres originaux faits main, et des artistes émergents ou confirmés qui ont shooté la capitale à leur manière. Le tout comme j’aime, c’est à dire accessible en termes de prix, de choix, d’espace et aussi d’accueil. Petite visite guidée au fond du magnifique passage couvert Jouffroy sur les Grands Boulevards. Les cadres J’avais tilté sur ce lieu en voyant les encadrements hyper originaux proposés par le patron, alias Mathieu Salsi. Issu du monde des médias, il a suivi une formation d’encadrement spécialisation photo et décoration.[…]

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Joann Sfar, Dalí et délires

L’expo originale de l’artiste Joann Sfar à l’Espace Dalí est terminée depuis un mois. Sauf que non, car je vous en ai fait une petite sélection, alors hop hop hop, tous en visite ! Joann Sfar, auteur de BD, réalisateur et auteur, est connu pour ses séries Le chat du Rabbin et Donjon, ainsi que des films tels que Gainsbourg, vie héroïque. Ses histoires tournent souvent autour des thèmes de la philosophie et de la religion. Pour ce projet d’exposition, il s’est vu donner carte blanche pour broder une histoire autour de Salvador Dalí, un artiste qu’il adore depuis sa[…]

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(S’) Offrir une œuvre d’art à la Slow Galerie

Des idées cadeaux artistiques et abordables, vous en trouverez en abondance à la Slow galerie, l’une de mes adresses préférées à Paris, où j’ai déjà fait l’heureuse acquisition d’une sérigraphie de Valérie Hugo. Une très jolie galerie d’art qui sélectionne avec soin et affection ses artistes. J’y suis allée avec mon fils de 10 ans, mangeur d’art en herbe, et voici la sélection de tout ce qu’on aurait bien emmené. Pour me suivre : Vous aimerez aussi :Des galeries en nocturne : peinture et découvertesFotofever, la foire photo pour jeunes collectionneursPas besoin d’être millionnaire pour devenir collectionneur d’art !Une galerie[…]

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La création à l’heure de la réalité virtuelle

Attention, expo O.V.N.I. ! J’avais plein d’autres sujets à partager avant celui-là, dans le cadre de ma résidence à Montréal. Mais ce sujet passe en premier, parce que l’exposition « Sensory Stories » a vraiment quelque chose de nouveau, et que si vous avez la chance d’être en ce moment à Montréal, il ne vous reste que jusqu’au dimanche 21 août pour y assister. Sensory Stories (« Histoires sensorielles ») présente 14 œuvres artistiques innovantes autour de la réalité virtuelle (VR) et augmentée, des technologies de visionnage à 360 degrés, des films interactifs et des interfaces tactiles. Une expérience super ludique dans laquelle il est[…]

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Pourquoi j’ai pas trop aimé « Des artistes chinois à la Fondation Louis Vuitton »

Jusqu’au 29 août 2016, c’est tout l’espace de la Fondation Louis Vuitton, immense navire posé près du jardin d’acclimatation, qui est consacré à une sélection d’artistes chinois. Bien sûr, il y a d’immenses talents présentés et la qualité des artistes n’est pas à discuter. Mais il y a aussi, dans son ensemble, un truc qui ne prend pas, et je vais tenter de l’expliquer ici. J’ai pas trop aimé… Tout d’abord, il y a ce fameux « marché chinois ». Entendez bien marché et non artistes, quand on parle de Vuitton, on parle davantage valeur que contemplation désintéressée… J’étais donc à convaincre[…]

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Rattrapage expo – Fantastique, l’estampe et la gravure

Le Petit Palais a consacré une belle expo à l’estampe (le résultat imprimé d’une gravure), qui s’est terminée il y a maintenant deux mois. Après vous avoir présenté la première partie dédiée au japonais Kuniyoshi, voici la seconde partie : les maîtres de la gravure au 19e siècle, et leurs délires romantiques et macabres. Un univers que j’adore,  où les sentiments et les émotions sont exprimés dans toute leur puissance. « L’estampe visionnaire » rassemble des œuvres des grands noms du 19e tels que Eugène Delacroix, Gustave Doré et Odilon Redon, mais aussi des artistes moins connus aujourd’hui comme Alphonse Legros ou[…]

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La South London Gallery, l’art sans prétention

Vous souvenez-vous du nombre de cartes de visite que vous avez pu recevoir dans votre vie ? En discutant avec quelqu’un, en allant dans un magasin, en partant d’un restaurant, allez hop, prenez ma carte au cas où. Mais qu’est-ce qu’on en fait de ces cartes, ces identités oubliées, qui représentent beaucoup pour celui qui la donne, et souvent pas grand chose pour celui qui la reçoit ? L’artiste Heman Chong en a conçu une œuvre 100% ludique à la South London Gallery de Londres : un million de cartes de visites imprimées en noir, que vous êtes invités à[…]

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Rattrapage Expo – L’estampe au Petit Palais, #1 Kuniyoshi

Retour sur une double exposition qui m’avait beaucoup plu en novembre et que je n’avais pas pris le temps de couvrir : « Fantastique ! » au Petit Palais. Vous l’avez manquée ? C’est parfait, vous allez pouvoir vous promener entre les œuvres comme si vous y étiez. L’idée est brillante : concevoir une expo autour de la technique de l’estampe, ce qui nous emmène du japon antique à l’Europe du 19e siècle. Une estampe, c’est le résultat imprimé d’une gravure. Sur du bois, du cuivre, ou tout autre matière, l’artiste grave ou creuse ses lignes en gardant en tête le résultat[…]

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Tigresse vue par Walton Ford

Ravissement et malaise au Musée de la chasse et de la nature

On m’avait déjà recommandé plusieurs fois le Musée de la chasse et de la nature en me précisant que c’était un lieu surprenant, impossible à résumer à la seule pratique de la chasse. Il n’empêche, difficile pour moi d’être attirée par un lieu ayant pour vocation un loisir consistant à chasser pour tuer. Mais il y avait deux expos temporaires que je voulais vraiment voir, et je me suis laissée prendre par l’occasion. Je n’ai pas été déçue, les deux découvertes, Walton Ford et George Shiras, étaient magnifiques. Le lieu, lui, m’a laissé un sentiment plutôt nauséeux. Retour d’expérience sur ces[…]

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