Mangeuse d'Art

Christian Dior, l’art de la fanfreluche ?

Si je n’avais pas reçu une invitation au vernissage de l’exposition « Christian Dior, couturier du rêve », je crois que je n’y aurais jamais traîné mes guêtres. Et pourtant. Je savais que le Musée des Arts Décoratifs, niché à Paris dans le même bâtiment que le Louvre, faisait plutôt bien les choses. Mais mon sujet à moi, c’est l’art, alors c’était vraiment l’occasion qui faisait le larron. Et-pour-tant…

Christian Dior amateur, collectionneur et galeriste

Dans ses jeunes années (de 1928 à 1934), Christian Dior ouvre plusieurs galeries d’art où il présente des « nouveaux talents » comme Salvador Dali, Alberto Giacometti, Leonor Fini… L’exposition commence ainsi par une pièce remplie d’œuvres d’art, une idée du catalogue de Christian Dior.

Ses affinités artistiques se retrouvent dès les premières collections, quand il inaugure sa maison de couture en 1947. Des robes hommage à Picasso ou Braque, des couleurs, des motifs inspirés par Jackson Pollock et les artistes de son époque.

Mario Tozzi, « Solitudine »

« Nous nous étions simplement réunis entre peintres, littérateurs, musiciens et décorateurs, sous l’égide de Jean Cocteau et de Max Jacob. »

Christian Dior

La robe « mains » aux motifs dessinés par Dali, initialement pour Elsa Schiaparelli

 

En ce qui me concerne, j’ai déjà trouvé ma robe hommage à Jackson Pollock (la roooose !!!)

 

La valse des univers

A partir de là, je suis « dans la poche », je peux me laisser transporter par l’expo. C’est sûr, vue comme le résultat d’une époque où les artistes renommés de tous les domaines se fréquentaient, la haute-couture devient soudain beaucoup plus riche.

Dans d’immenses vitrines, les robes et les innombrables accessoires Dior (parfums, bijoux, sacs, chaussures) sont réunis par couleur. Des univers explosifs.

Il y a aussi une pièce totalement bucolique, décorée comme un jardin, où les fleurs des robes répondent aux tableaux romantiques et impressionnistes. Les fleurs et la nature sont une grande source d’inspiration pour Christian Dior, qui dessinait ses collections dans son jardin, tout comme les impressionnistes étaient les premiers à poser leur chevalet en pleine nature.

Claude Monet, Le jardin de l’artiste à Giverny

Le Printemps, Romaine Brooks

Le sens du grandiose

Le monde de la haute-couture, c’est une intention de perfection sans égale. Et qui dit perfection esthétique dit perfection technique. Dans cette dernière partie, on découvre la dimension de l’empire Dior. D’abord une salle dédiée au travail de couture lui-même, les patrons, le plié du tissu, la création d’une silhouette…. il y en a jusqu’au plafond, et plus encore par le jeu des miroirs.

Dans la toute dernière salle, on lâche tout : ce sont les robes de galas, celles portées par les stars, celles qui en mettent plein la vue. Et on peut dire que la scénographie aussi. Dans une immense salle sont disposées des robes fantasmatiques, sur des podiums de plusieurs mètres de hauteur. Pour ajouter à la magie, projection d’étoiles et de couleurs sur les murs et les plafonds, musique féérique… J’y suis restée, j’y suis retournée, totalement conquise.

 

Où est donc l’art dans la haute-couture ? Dans la minutie, la complexité folle, et surtout dans ses sources d’inspiration universelles. Elle vous met dans cet état de contemplation et de ravissement que je recherche tant. Enregistrer

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